Salut, moi c’est le Temps – Découvrir

Mais c’est quoi alors, ce livre ?

Le Temps. Celui des durées, des rythmes. Celui des horloges, des étoiles. Celui de la vitesse, de la patience. Celui de la vie, de l’univers.

Tu as toujours rêvé d’avoir une discussion avec moi ? Tu sais quoi ? Moi aussi ! Alors je t’ai écrit ce livre. J’avoue, j’y parle beaucoup de toi, mais je te livrerai aussi quelques-uns de mes secrets. Je crois que c’est comme ça qu’on devient ami.

Moi c’est le Temps. Enchanté.

Salut, moi c’est le Temps est un livre concept qui ressemble à une discussion entre le Temps et le lecteur.

C’est surtout lui qui parle, le Temps, mais il se prend au jeu de nos vies. Il y réagit, répond à nos angoisses, s’émerveille, et s’intéresse à tout. Une aventure surprenante, enrichissante, et qui pourrait bien bouleverser votre vision du temps…

 

Skal est pianiste, auteur, et est le fondateur des Soirées de l’Instant. Après deux albums de piano et de textes, il sort ce premier livre en 2020.

Lire un livre sur le Temps

Crois-y ou pas, le Temps est dans ce livre. Et il n'appartient plus qu'à toi de le lire.

Publiée par Skal sur Samedi 22 août 2020

Je me demande s’il te faut une position précise pour lire. Couché, assis, avec un café, sous le soleil. J’aimerais savoir quand tu le fais. Avant de t’endormir, après manger ? Et comment aussi. Avec de la musique, dans le silence, avec l’air frais d’une fenêtre ouverte, près d’un feu ? Je t’imagine avec le marque-page dans les mains, à jouer avec. Je vois que tu l’as déjà mis un peu plus loin, bien coincé entre deux pages. Peut-être que tu ne sais plus où il est, ça arrive, mais t’inquiète, il ne doit pas être loin. Tu lis peut-être avec hésitation car tu te demandes de quoi ce livre va parler ou tu es concentré sur d’autres problèmes en même temps. Quelqu’un ou quelque chose va t’arrêter en pleine page ou tu vas déci- der avec ta personnalité où tu vas stopper la lecture. Ta vie est imprévisible mais peu importe, tu me lis et c’est l’essentiel. Moi je suis complètement excité à l’idée de te parler. Alors oui, j’aurais pu le faire avant. Alors oui, tu vas peut-être trouver ça un peu grotesque le Temps qui s’adresse à toi, comme ça. Mais crois-le ou pas je suis là, pour quelques pages, et il n’appartient qu’à toi de m’écouter.

Tu imagines bien que je ne devrais pas avoir à écrire des livres pour te parler, mais j’aime la forme. Il y a dans ces instants sur papier un contre-temps, un souffle que je ne trouvais pas autrement. Je peux te parler de la dureté du temps qui passe comme de l’incroyable allégresse de celui qui fuit, sans jamais te forcer à continuer ou sans t’imposer aucun autre rythme que le tien. Si je te vexe tu peux me poser et faire autre chose. Si je t’émerveille tu peux inspirer quelques secondes et profiter d’une idée nouvelle. Par contre tu ne pourras pas m’interrompre. Et connaissant tous tes avis sur moi et ta manie de tout commenter, ça m’arrange !

Tu peux lire ce livre dans n’importe quel sens. Ce sont des pensées, des analyses, des galéjades, des questions que je me pose sur toi, sur plein de sujets et sans aucun filtre particulier. Au fil des paragraphes tu reconnaitras ton monde, ton univers, tes champions, tes histoires. Tu peux aussi lire dans l’ordre : comme je sais que tu aimes ça, il y a un sens et une histoire dans ce livre, au cœur de toutes les autres. J’espère que tu comprendras vite de quoi je parle.

J’ai demandé à Skal de retranscrire mes pensées. Pourquoi lui ? Je crois que je ne sais pas répondre à cette question. C’est un type bien, voilà tout. Non ce n’est pas tout : il a écrit une chanson sur moi, que sur moi, et ça, ce n’est pas arrivé si souvent ! Dans ce livre, je sais qu’il a modifié quelques passages de mes pensées, qu’il en a profité pour s’auto-citer et qu’il a un style variable.

C’est le jeu. J’accepte son imperfection, comme la tienne et celles de tes semblables. Tu verras qu’elle donne lieu à beaucoup d’aventures. Je crois que tu comprends vite, à force de grandir, qu’on t’a placé sur un chemin où tu ne maîtrises pas tout. Tu arrives comme ça sur Terre, et après des premières années pleines d’insouciance, tu réalises que le bout du chemin est plutôt sec, frontal, ter- rifiant. Entre les deux, tu décides de prendre les choses en main, d’être responsable du rythme que tu imposes pour zigzaguer et profiter de la route. Et tout le long, tu te demandes ce que tu fais là, et pourquoi tu dois avancer, et pourquoi toujours dans le même sens. Mais ne t’inquiète plus, je vais essayer de t’aider à y voir plus clair ! Tu verras que j’ai beaucoup de visages, et que je suis présent dans plein d’aspects de ta vie. Ton aventure sur ce chemin, c’est aussi la mienne.

Et moi mon aventure, elle a commencé bien avant toi ! Depuis la nuit jusqu’au jour, pour certains des tiens j’ai d’abord été une mesure. Vous m’avez disséqué, cal- culé dans tous les sens, pour pouvoir faire du Temps une valeur absolue, une référence. Avec moi de cette manière, c’était bien pour expliquer le monde. Le Temps est le même partout, pour tout le monde, dans chaque expérience et dans chaque réalité. Ça a marché, à tel point que vous avez mis de côté ce que vous ne compre- niez pas de moi.

Ça n’a pas duré. Quand vous avez fini de tout mesu- rer, de tout comparer, vous vous êtes dit : mais d’où vient le Temps ? Pourquoi tant de paradoxes ? Serait-il si absolu que ça ? Comment met-on pause ? Non, je ne suis pas absolu. Certains n’ont pas attendu pour me remettre en question et pour dire que je n’existais pas, que je ne suis qu’une invention de l’esprit ou que j’émane d’un autre concept. Certains disent qu’il y a plusieurs temps dont un qui serait propre à chacun. Ce temps intérieur devient un sujet philosophique, culturel, psycholo- gique. Vous avez aussi créé des temps ensemble. Vous avez cherché comment me représenter, me rendre utile, m’utiliser pour des défis, des records, pour rythmer vos sociétés… Je veux te parler de tout ça, mais sache que je suis porté aussi par l’envie farouche de réparer des injustices bien concrètes qui commencent à prendre des proportions trop intenses. Comme celle-ci : si tu n’as pas le temps, ce serait de ma faute.

J’aimerais commencer avec douceur et émerveille- ment. Je veux qu’on enlace les plaisirs. Comme quand je ne semble pas être là. Avant d’aller prendre un café ou de boire une bière ensemble, je te propose juste d’aller en balade, contempler les choses et poser le décor. J’ai presque envie de dire que c’est un don, le temps, mais je ne veux pas que tu me voies comme un personnage divin ou supérieur. Tu verras que, toi et moi, on est profondé- ment liés. Alors, prêt à te lancer dans cette aventure ?

Si oui, il ne te reste plus qu’à prendre le temps d’aller jusqu’à la page suivante.